Suspendu mercredi, Karel Geraerts revient aux affaires au bon moment, pour aller saluer son ancien employeur
SCLESSIN Sa carte jaune, encaissée en fin de partie contre le Cercle, est tombée à point nommé... finalement! «Je savais que le match contre La Louvière se déroulerait normalement», frime désormais Karel Geraerts, suspendu contre les Loups.
Posté dans les tribunes, l'international n'a pas déniché d'autre(s) justification(s) que celle avancée par ses coéquipiers présents sur la pelouse. «Nous avons bénéficié de six ou sept très belles occasions de tromper la vigilance de Cordier. Mais du point de vue concrétisation, nous étions simplement dans un mauvais jour.»
Ce faux pas ne coûte pas au Standard sa place de leader unique mais il retarde son échappée. Pas vraiment une première dans le chef des Liégeois, rois du gaspillage. «Nous pouvions réaliser une excellente opération avant de nous rendre à Bruges. On l'a manquée mais cet accroc ne doit rien changer quant à notre approche de ce déplacement. On sait pertinemment que la tâche sera âpre jusqu'à l'ultime journée.»
D'ici à ce que tombe la décision finale, l'obstacle flandrien se présente sur la route des Rouches. «La pression m'apparaît équitablement répartie pour les deux clubs. D'une part, Bruges aura celle d'évoluer chez lui, devant ses supporters. D'autre part, nous ne pouvons plus nous permettre de faux pas là-bas. Le nul de mercredi, à ce propos, change la donne de ce match au sommet. Y réussir un résultat positif passe par une condition: faire bloc à onze tant défensivement qu'offensivement.»
Autre certitude: se montrer plus percutant devant Stijnen, le dernier rempart flandrien et par ailleurs ami du médian liégeois. Un gardien jeune et talentueux, au même titre que les Roelandts, Vandelannoite ou Vanaudenaerde. Autant d' adolescents prometteurs qui s'expriment au Jan Breydelstadion. Une chance non octroyée en son temps à Karel Geraerts. «Il y a eu des changements de politique au sein du club. Avant, les quinze mêmes étaient systématiquement repris! Les venues de Degryse et, surtout, de Ceulemans constituent des éléments importants pour leur éclosion.»
Pour le groupe, ces nouveaux venus s'apparentent à une multiplication des alternatives. Dès lors, le voyage à Rome ne semble pas de nature à procurer un avantage aux Liégeois. «Dans la capitale italienne, vu les circonstances, le coach a pu se permettre de procéder à des rotations. Puis, les Brugeois ont toujours aimé enchaîner des matches sur un laps de temps réduit.» Les Rouches aspirent à briser cet aspect.
source:dhnet